En souvenir de Ghislain
lu par André et Murielle Cayouette
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Je vous prêterai pour un peu de temps
Un de mes enfants, dit Dieu,
Pour que vous l'aimiez tant qu'il vivra
Et le pleuriez quand il sera mort.

Ce sera peut-être six ou sept semaines,
Ou quarante ans, ou quatorze ans,
Le voulez-vous, jusqu'à ce que je le reprenne
Pour prendre soin de lui à ma place?

Il apportera son charme pour vous égayer,
Et même si son séjour est bref
Vous aurez de doux souvenirs de lui
Pour vous consoler dans votre peine.

Je ne peux vous promettre qu'il restera,
Puisque tout, sur terre, est passager.
Mais il y a des leçons qui s'y enseignent
Et je veux que mon enfant les apprenne.

Et là, sur la terre, avec vous,
Je prête cet enfant qui est mien,
Pour bien des âmes qu'il touchera
Avec les leçons que j'envoie.

J'ai regardé ce vaste monde
En cherchant des âmes fidèles,
Et dans la foule qui encombre le chemin de la vie,
Je vous ai choisis.

A présent, voulez-vous lui donner votre amour
Sans penser que ce soit labeur inutile?
Et sans me détester quand j'appellerai
Pour vous le reprendre?

Je vous imagine me disant :
Seigneur, Ta volonté soit faite!
Pour toute la joie que cet enfant nous a donnée
Nous acceptons les risques du destin.

Mais Tu es venu le rechercher
Bien plus tôt que nous le pensions.
Seigneur, accueille nos larmes
Et aide-nous à comprendre.

Famille